Petite leçon de démocratie grècque

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Il en aura fallu du temps pour qu’un homme politique se rappelle enfin l’essence de sa mission. Le mot d’origine grecque démocratie, signifie « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Ces derniers temps il a été remplacé par la « financratie », gouvernement des financiers pour et par la finance. Nos représentants élus se muant en marionnettes  d’un système corrompu aux abois. S’adressant à ce politique « infirme qui volait » Baudelaire aurait conclu « lui naguère si beau, qu’il est comique et laid ». Heureusement Mr Papandréou semble finalement avoir compris et accepté qu’en dehors de toute autre considération fût-elle fondamentale, rien ne pouvait se subtituer au peuple. Ainsi il appartiendra au peuple grec par référendum de décider si OUI ou NON il restera dans le système ou s’il en sortira comme d’autres avant lui… Je ne suis pas grec, je n’ai pas voix au chapitre, en revanche je suis démocrate, je fais confiance au peuple pour décider par lui-même de son avenir. Merci à monsieur Papandréou d’avoir rappelé aux Européens que le ciment qui les unissait était la démocratie, et non la monnaie.     … Lire la suite

35 heures mon oeil

35 heures pointeuse

  Alors que certains hommes politiques voudraient faire « valss »er les 35 heures, je souhaiterais modestement apporter mon opinion. Ne souhaitant pas généraliser les choses, je m’en tiendrai à mon cas personnel, celui des cadres. Le passage aux « 35 heures », s’est négocié autour de 3 principes: – pas de baisse de salaire- passage au forfait jour (plus d’horaires fixes, mais un nombre de jour travaillé)- 11 jours de RTT (ce nombre de jours est variable d’une entreprise à l’autre) Un peu de calcul pour commencer: 52 semaines dans l’année, moins 5 semaines de congés payés, moins 10 jours fériés, moins 11 jours de RTT, soit en arrondissant 44 semaines de travail. Forfait jour aidant, je réalise en moyenne 45 heures de travail par semaine.  Soient 44×45=1980 heures travaillées par an. Si nous étions VRAIMENT à 35 heures de travail, il faudrait réaliser 35 x (52-5-1.5) soient 1592 heures. à 7h de travail par jour, il faudrait donc non pas 11 mais 55 jours de RTT! Alors messieurs les politiques qui désignez les 35 heures comme le pire des maux de la France, pensez à ceux qui comme moi donnent déjà 44 jours de travail par an à leur employeur*. Pour ces gens, une … Lire la suite

Sarkozy lâche tout!

sarko ray ban

Douche froide pour tous les électeurs de notre omni-président, qui en 3 ans aura renié toutes ses promesses. Le plein emploi: un chômage sous la barre des 5%, on allait voir ce qu’on allait voir! Une France au travail, finies les 35h de travail hebdomadaires, bonjour les 35 heures d’heures supplémentaires!De déductions fiscales en chèques en blanc pour les (grosses) entreprises, le président n’aura finalement réussi qu’une seule chose: nous faire atteindre les 10% de chômeurs. Pour certains la crise internationale qui ne pourrait lui être reprochée, serait responsable de la situation actuelle. FAUX: Sarkozy et sa bande est partie prenante de la crise, puisque son idéologie a mené le monde du travail à sa perte. N’oublions pas que Nicolas voulait introduire en France les crédits hypothécaires rechargeables, ceux-là même qui ont précipité le monde financier dans les abîmes. L’ami de Georges Bush voulait dupliquer le modèle américain chez nous. Certes aujourd’hui, il n’en n’est plus question, mais cela démontre sa responsabilité dans ce qui nous est arrivé, puisque son mouvement de pensée constitue la base idéologique de la crise. Le pouvoir d’achat ah ah ah ah! Il devait être le président du pouvoir d’achat, on allait travailler plus pour … Lire la suite

Croissance et Chômage, main dans la main

Croissance et Chômage, main dans la main

L’oreille attentive aura de-ci de-là entendu que la croissance faisait peu à peu son retour, mais qu’il s’agissait d’une croissance sans emploi. Croissance et Chômage main dans la main: comment telle aberration est-elle possible? Quel système assez méprisant de l’homme a-t-il pu engendrer telle débâcle? Le Capital recherche la rentabilité. Investir sur  l’activité économique a été  pendant longtemps un bon moyen faire des profits. Créer des entreprises, employer des hommes et des femmes, construire des usines est à présent un concept révolu.Effectivement, une entreprise qui fonctionne aura du mal à dégager une marge supérieure à 10% par an, en ne comptant que sur les fruits de sa production.L’investisseur capitaliste cherche des profits plus immédiats et plus importants. Mieux que l’activité, notion éculée et passéiste, il s’intéresse aux ACTIFS: spéculer autour des actifs financiers, faire de l’Asset Management comme on dit, tel est le sens de l’histoire.Le spéculateur peut dégager des marges de 50% sur une seule journée en achetant et vendant n’importe quoi, sans se fatiguer, sans créer la moindre activité tangible.Jouer sur les marchés, acheter à l’aube, vendre au crépuscule, ramasser la monnaie, comme on prend et jette des  jetons au poker.L’entrepreneur est assommé d’impôts et de charges, saturé … Lire la suite

La crise comme fondation

La crise comme fondation

Voir partir ses collègues, virés sur l’autel de la crise n’est pas chose digeste.Sinistre apéritif en attendant d’être mangé au dessert. Depuis des années les revenus de l’Entreprise ont été siphonnés par les actionnaires qui en plus des hausses de cours réclamaient des dividendes insensés.Il n’y en avait jamais assez, il fallait assécher les robinets salariaux, tuer les investissements, faire mourir les entreprises, pour ensuite jeter son dévolu sur d’autres proies. Pire leurs milliards provoquaient l’inflation galopante, car l’argent au lieu d’aller à la consommation partait à la spéculation… Doublement les classes laborieuses furent flouées: baisse des salaires, hausse des prix.Pour ajouter à la stupidité du système, elles creusèrent elles-mêmes leur tombe étant contraintes d’investir massivement en fonds de pension pour financer leurs hypothétiques retraites. Ces fonds augmentant encore la bulle spéculative, et les effets délétères pour la saine gestion des entreprises. Mais la bulle s’est crevée, et cet argent acquis sur le dos du travail s’est brusquement évaporé.Crise financière et boursière, arrivée d’outre Atlantique, les milliardaires ont vu leur « portefeuille » dégonfler de moitié.Mais des milliards même coupés en deux, restent des milliards. Merci pour eux. Aujourd’hui le travailleur paie l’addition d’une crise dont il n’est en rien responsable.Ici on … Lire la suite