Après une phase transitoire pendant laquelle mon PC personnel tournait sous Windows7, et mon netbook sous linux, j’ai fini par franchir le pas, définitivement: mon PC de bureau s’est vu lobotomisé, sa part sombre extraite manu militari, ses partitions effacées, remodelées pour une seconde naissance sous Linux (Ubuntu 11.04).
Cette radicale décision résulte de 2 éléments, l’un propre à Windows, l’autre à Linux. Windowsupdate se montre de plus en plus invasif,avec des mises à jour de sécurité Windows7 incessantes, il devient même parfois impossible de démarrer son PC sans devoir attendre 15 minutes (véridique) la « configuration des mises à jour ». Ce phénomène étant particulièrement sensible depuis les 6 derniers mois, il m’est devenu petit à petit insupportable. La deuxième raison tient aux progrès et qualités indéniables du monde open source, Linux en général et Ubuntu en particulier (évolution permanente, richesse applicative (hors jeux), gratuité, personnalisation, performances…)
Afin de conserver tout de même la faculté de lancer sans peine des applications Windows (des jeux quoi), j’ai cloné ma partition NTFS sur un second disque dur sata, lui-même placé dans un rack amovible, ce qui permet de l’utiliser à la demande, et de l’éjecter le reste du temps (autrement dit très souvent!).
Je signale aux candidats à la migration l’excellent ext2fsd qui permet de monter des partitions linux sous formes de lecteur de disque sous Windows avec une lettre au choix. J’ajoute le compagnon incontournable du clonage: clonezilla
Concernant l’interface choisie sous Linux, j’ai opté pour un classique Gnome 2.3 épaulé par un dock open-source (Docky) qui présente toutes les caractéristiques de la superbar « Windows7″ (elle-même plus qu’inspirée par MacOs X). Dans un premier temps j’avais tenté l’interface Ubuntu Unity (dèjà évoquée ici), mais autant elle apporte toute satisfaction sur un netbook à usage limité (web, mail), autant les limites sont très vite atteintes avec une utilisation plus musclée (multimedia, développement etc). Effectivement des bugs de positionnement et de cadrage à l’intérieur des fenêtres des programmes rendent finalement Unity inutilisable (sous ubunutu 11.04).
4 Petites astuces:
- pour profiter des dernières mises à jour de Thunderbird sous ubuntu, déclarer les dépots mozilla stables et installer Thunderbird ainsi:
sudo add-apt-repository ppa:mozillateam/thunderbird-stable
sudo apt-get update
sudo apt-get install thunderbird
- Concernant les drivers de carte graphique ATI,je recommande de ne pas installer les drivers propriétaires ATI et de laisser les drivers open source par défaut, en ce qui me concerne (ATI Radeon™ HD 4850) ils sont beaucoup plus performants et stables.
- pour activer le verrouillage du clavier numérique dès le log, voir numlockx
- si vous cherchez des programmes alternatifs à des applications Windows, ou même à des programmes linux ou mac, découvrez d’urgence le génialissime site alternativeto.net
En cas de problème ne pas oublier wine qui permet de lancer directement les programmes windows sous linux (sans succès garanti toutefois)
Bien entendu je ne manquerai pas la bascule vers Gnome3 Gnomeshell ou Unity remaniée, dès la sortie d’Ubuntu 11.10 le 13 octobre!
Sur ces cartes Radeon, la seule solution a été de renoncer à gnomeshell, car les drivers propriétaires provoquaient trop de bugs d’affichage et d’artefacts, et d’un autre côté la version libre ne gérant pas le ventilo GPU, le PC émettait alors un bruit assourdissant. Au final repli forcé vers Unity qui lui fonctionne correctement avec les drivers propriétaires ATI.
Mais tout cela m’a effectivement donné envie de tester Fedora16 ou Mint12…